
Thaïlande : Itinéraire en 10 jours approfondi, jour par jour (Bangkok, Chiang Mai, mer)
Itinéraire de 10 jours en Thaïlande : Bangkok, Chiang Mai et la mer. Programme optimisé, bons horaires, conseils pratiques et choix de côte selon la saison.
ASIETHAÏLANDE
Dix jours en Thaïlande n’autorisent pas le zapping. Pour éviter la frustration, on préfère une structure simple et logique :
Bangkok sur deux jours pour apprivoiser la ville par séquences courtes mais ciblées ;
Chiang Mai sur trois jours pour combiner patrimoine, nature et cuisine sans courir ;
enfin la mer, trois jours sur une seule côte, choisie selon la saison (Andaman en hiver, Golfe en été), afin d’économiser des transferts et de garantir des conditions plus stables.
En bref 10 jours en Thaïlande
Architecture : J1–J2 Bangkok → J3–J5 Chiang Mai → J6–J9 Mer (Andaman en nov.–avr., Golfe en mai–oct.) → J10 retour Bangkok.
Principe : moins d’arrêts, plus de temps par lieu ; horaires pensés pour éviter l’affluence et la chaleur.
Transports : train ou vol interne au milieu du séjour ; ferry plutôt le matin si mer changeante.
Étiquette : épaules/genoux couverts dans les temples, chaussures retirées, voix basse.
Jour 1 — Bangkok : prendre des repères utiles plutôt que des photos à la chaîne
Pour un premier contact efficace, on commence par comprendre la géographie de la capitale à partir de la rivière. La Chao Phraya est un axe lisible qui relie quartiers historiques, zones commerciales et grands sites ; l’utiliser tôt dans le séjour permet de fixer des repères concrets (où sont les embarcadères utiles, quelles distances séparent les temples majeurs, comment s’articulent les lignes de métro avec les quais). Cette marche permet de s’imprégner de l’ambiance de la ville.
En descendant près de Wat Pho ou Wat Arun, on choisit volontairement un seul site majeur pour cette première immersion : on observe la disposition des bâtiments, les détails sculptés, le rythme des fidèles, et l’on prend le temps d’associer ce que l’on voit à une carte mentale simple.
Le soir, un toit-terrasse proche de votre hébergement (peu importe qu’il soit connu ou non) met la ville à hauteur d’œil : relief urbain, circulation, points lumineux… Autant d’indices qui serviront le lendemain pour naviguer plus sereinement. Cette journée installe un cadre : la capitale n’est pas une liste, c’est un système ; l’avoir compris d’emblée fluidifie tout le reste.
Jour 2 — Bangkok : l’essentiel aux bons horaires, et une scène de rue choisie
L’expérience des grands sites dépend largement de l’horaire.
Wat Pho, à l’ouverture, n’offre pas la même lecture qu’en fin de matinée : circulation plus douce, pavillons plus accessibles, et surtout la possibilité de parcourir les galeries sans se presser, ce qui autorise une visite attentive plutôt qu’un simple survol. La traversée vers Wat Arun relie deux rives qui racontent des moments différents de l’histoire urbaine, et le prang central de Wat Arun, vu de près, révèle un travail de céramique qu’on ne perçoit pas depuis l’autre rive. En fin de journée, le soleil se couche derrière Wat Arun ce qui donne un très joli panorama.
Chinatown fonctionne très bien en fin d’après-midi pour se faire plaisir gustativement parlant.
La journée reste courte en nombre d’étapes, mais longue en qualité d’attention, avec des transitions pensées pour ménager l’énergie et garder l’envie.
Jour 3 — Chiang Mai : changer d’échelle, parcourir la vieille ville, garder un temps mort
Pour se rendre à Chiang Mai, plusieurs options : le train de nuit depuis Bangkok fonctionne très bien et n’empiète pas sur les temps de visite ; il existe aussi des trains sur la journée ainsi que des vols internes. Quoiqu’il en soit, se rendre à Chiang Mai permet de changer d’échelle. Passer d’une mégalopole fluviale à une ville historique cerclée de remparts.
Loger dans la vieille ville ou à sa lisière permet de tout parcourir à pied ; Plutôt que d’empiler les sanctuaires, vaut mieux en choisir deux complémentaires : Wat Phra Singh, dont les cours ordonnées et les bibliothèques révèlent un autre rapport au temps, puis Wat Chedi Luang, où la masse du chedi brisé, les lignes des escaliers et la matière des briques racontent la permanence au milieu des transformations.
Entre les deux, un café de spécialité est une bonne idée : la région produit et torréfie alors autant en profiter.
Cette journée introduit un rythme : moins de monuments, plus de respiration, afin de préparer un lever tôt le lendemain.
Jour 4 — Chiang Mai : Doi Suthep au lever, puis comprendre la cuisine par la pratique
Monter à Doi Suthep tôt le matin n’a rien d’un « truc » pour initiés ; c’est une manière de restituer à ce site son calme relatif et sa fonction symbolique. Quand l’affluence est encore modérée, on perçoit mieux la relation du temple avec la plaine, l’alignement des toitures, la circulation des fidèles.
Redescendre avant midi laisse de l’espace pour un khao soi — plat emblématique du Nord, dont la structure (bouillon au curry, nouilles croustillantes et souples, aromates frais) illustre la façon thaïlandaise d’équilibrer des contraires.
L’après-midi, on peut opter pour un cours de cuisine. Pas pour retenir des recettes, juste pour mettre les mains dedans, sentir les ingrédients, comprendre comment les plats prennent forme. C’est un moment sympa, gourmand, qui complète bien la journée sans prise de tête.
Jour 5 — Chiang Mai : une seule focale, assumée — nature ou artisanat
Pour cette journée, on peut choisir entre nature et artisanat.
Côté nature, Chiang Mai offre plusieurs cascades faciles d’accès. Ce n’est pas une excursion difficile ni une randonnée technique, mais une sortie agréable qui permet de sortir de la ville, de marcher un peu et de profiter d’un paysage différent. Les environs sont verdoyants, l’air est plus frais et les points de vue se succèdent sans effort particulier. C’est typiquement le genre de pause qui ne demande pas d’organisation compliquée mais qui fait du bien au rythme du voyage.
Côté artisanat, la région est connue pour ses savoir-faire. On trouve de la céramique, du tissage, de l’orfèvrerie et d’autres ateliers ouverts aux visiteurs. On peut observer les gestes, voir les matières se transformer et comprendre comment ces métiers font partie du quotidien ici. Chiang Mai a une vraie identité artistique, pas quelque chose de figé pour les touristes, mais un artisanat encore vivant et présent dans la vie locale.
Jour 6 — Vers la mer : choisir une base qui simplifie, ajuster aux saisons
On quitte les montagnes pour rejoindre la mer. Le passage vers le littoral se prépare en fonction de la saison, car c’est elle qui dicte la côte à privilégier.
De novembre à avril, on se tourne vers la mer d’Andaman, avec Krabi ou Ao Nang comme base simple et pratique. La météo est plus stable et les trajets restent courts pour accéder à des sites comme Railay ou, sur une journée un peu plus organisée, Koh Lanta.
De mai à octobre, on passe côté golfe de Thaïlande. Koh Samui fonctionne bien, surtout autour de Bophut ou Maenam. La mer y est plus protégée, les liaisons sont régulières et on garde des solutions même si le temps change.
Cette première journée en bord de mer n’a pas vocation à tout faire. Elle sert surtout à s’installer : repérer les départs de bateaux, sentir le vent, identifier une plage accessible sans complication. Ce temps d’observation n’est pas du temps perdu ; il conditionne les deux jours suivants et évite les mauvaises décisions.
Jour 7 — Mer : décider selon l’état de l’eau, garder du temps pour soi
On a souvent envie de réserver une grosse excursion à l’avance, surtout pour ne rien rater. Mais sur un séjour court, ça laisse peu de souplesse et ça peut vite devenir une contrainte. Mieux vaut attendre le matin et regarder les conditions en mer. Si la houle est faible et l’eau claire, une sortie snorkeling de quelques heures suffit largement. On voit les coraux, les poissons, on profite, et on garde de l’énergie.
Si le vent se lève ou que la visibilité n’est pas bonne, on change de plan sans frustration : une crique abritée, une plage tranquille, de l’eau calme près du rivage, et ça reste une vraie belle matinée.
Cette manière de faire a deux avantages. On évite de s’entêter quand les conditions ne s’y prêtent pas, et on garde l’après-midi pour soi : marcher au bord de l’eau, ne rien faire, lire, spa, peu importe. Ce temps calme compte autant que les activités. Le soir, on reste dans la même dynamique : un dîner posé, sans programme derrière, et la journée se termine naturellement.
Jour 8 — Carte postale : un seul grand décor, du temps sur place, retour avant la foule
Ce jour-là, on choisit un décor fort et on lui laisse toute la place.
Côté mer d’Andaman, Railay coche toutes les cases : la traversée en bateau est courte, les falaises ferment la baie comme un décor naturel, et quelques sentiers mènent à des points de vue sans demander d’effort particulier. On peut s’y baigner, marcher un peu, rester plusieurs heures sans regarder l’heure.
Côté golfe de Thaïlande, si la mer est calme, le parc marin d’Ang Thong mérite le déplacement : enchaînement d’îlots, belvédères et vues ouvertes sur la mer. Si les conditions sont incertaines, Koh Phangan côté ouest est une alternative simple. Des baies peu profondes, faciles d’accès, où l’on passe de l’eau à l’ombre sans organiser toute une expédition.
Dans tous les cas, revenir avant la fin d’après-midi évite les retours encombrés et laisse une soirée tranquille. Ce n’est pas faire moins, c’est laisser de la place à un vrai moment, entier, dont on se souvient.
Jour 9 — Dernier jour de mer : une action ciblée le matin, un départ serein l’après-midi
Pour ce dernier jour en bord de mer, la matinée se consacre à une seule activité, choisie selon l’envie et la météo. Ça peut être une initiation plongée si la visibilité est bonne, un tour des anses en scooter pour ceux qui sont assurés et à l’aise, ou une marche le long de la côte pour rester dans quelque chose de simple. L’idée est de ne pas multiplier les plans : on fait un choix et on le vit pleinement.
L’après-midi reste volontairement léger. On prend le temps de ranger ses affaires, de vérifier les horaires pour le lendemain, puis on retourne à la plage juste pour profiter une dernière fois de la lumière ou de l’eau, sans objectif précis.
Cette façon de faire évite la course de fin de séjour et permet de quitter la mer dans de bonnes conditions. On termine sur quelque chose de maîtrisé plutôt que sur une activité de trop qui laisse un goût de fatigue ou de déception.
Jour 10 — Retour à Bangkok : fermer la boucle sans tension
Un train vers Bangkok permet de revenir à la capitale pour prendre l’avion. Selon l’horaire, un vol matinal peut être une option. Il reste parfois un court temps libre en ville. Cela peut être une visite rapide d’un temple à l’ombre, un bon café ou juste un moment posé avant de repartir vers l’aéroport.
Terminer de cette façon n’a rien de frustrant. C’est une manière de quitter la Thaïlande sans précipitation, avec l’impression d’un séjour qui se referme proprement, sans course ni stress. Et souvent, c’est ce calme final qui laisse la meilleure trace.
Où dormir : la logique avant le prestige
À Bangkok, l’emplacement à moins de dix minutes d’une station MRT/BTS réduit concrètement les temps perdus et rend le programme plus souple.
À Chiang Mai, la vieille ville ou sa lisière permettent d’aller d’un temple à l’autre à pied et de varier les cafés et marchés sans contrainte.
Côté mer, choisir une base unique (Ao Nang pour Andaman ; Bophut/Maenam pour le Golfe) et rayonner court limite les aléas de transport et augmente le temps réellement passé sur la plage ou sur l’eau.
Transports : séquencer pour préserver des journées pleines
Placer les transferts internes au milieu du séjour évite de casser des journées entières en début et en fin de voyage.
Le train de nuit Bangkok ↔ Chiang Mai reste une option intéressante mais il fonctionne mieux quand il n’est pas suivi immédiatement d’un autre long déplacement.
Pour les ferries, en saison humide, viser le matin augmente les chances de conditions plus stables et de retours sans retard.
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Par chootrong














