
10 jours dans le nord de la Thaïlande, votre inspiration
Découvrez un itinéraire de 10 jours dans le Nord thaïlandais : Chiang Mai, Pai, Mae Hong Son et Chiang Rai, entre temples, nature, routes de montagne et marchés locaux.
ASIETHAÏLANDE
Le Nord thaïlandais a une logique qui lui est propre : villes historiques à taille humaine, routes de montagne sinueuses, vallées agricoles, temples contemporains hors norme et points de vue qui demandent le bon créneau.
Sur dix jours, l’idée n’est pas d’aligner des noms, mais de relier des lieux qui se répondent : Chiang Mai pour le patrimoine et la cuisine, les routes vers Pai et Mae Hong Son pour la lecture des reliefs, Chiang Rai pour ses temples contemporains et ses marchés, avec une respiration nature à Doi Inthanon et Phu Chi Fa si la saison s’y prête. Si vous souhaitez gagner et avoir un itinéraire directement adapté à vous, Maelline peut s'en occuper :
En bref
Architecture du voyage : J1–J3 Chiang Mai (vieille ville, Doi Suthep, Doi Inthanon)
→ J4–J6 Pai / Mae Hong Son (route 1095, grotte Tham Lod, pont Su Tong Pae)
→ J7–J9 Chiang Rai (Temple Blanc/Bleu/Noir, plantations de thé, Phu Chi Fa)
→ J10 retour via Chiang Mai.Saison : nov.–févr. ciel clair et matins frais (panoramas top) ;
mars–avril possible brume/chaleur (on valorise grottes/temples) ;
mai–oct. verdure et cascades puissantes (averses en fin de journée).Transport : vols internes pour rejoindre le Nord, puis voiture recommandée pour la boucle ; scooter seulement si assuré et expérimenté en virages.
Rythme : deux intentions fortes par journée (ex. un site culturel + un paysage) et arrivées avant la nuit sur les étapes de montagne.
Budget repères (hors vols) : routard 30–50 €/jour ; confort 70–100 €/jour ; famille 100–170 €/jour.
Jours 1–2 : Chiang Mai, apprendre la ville avant la montagne
Commencer par Chiang Mai permet de poser des repères. La vieille ville se parcourt à pied et concentre l’essentiel de ce qui fait l’identité du Nord. Inutile d’enchaîner les sanctuaires : deux temples suffisent pour comprendre l’esprit du lieu. Wat Phra Singh pour l’harmonie des cours et le travail des bibliothèques. Wat Chedi Luang pour la masse, le temps, le chedi partiellement effondré qui impose le silence. Ces temples se visitent mieux quand on accepte de rester, de regarder les matières, les lignes, les déplacements des gens, plutôt que de passer d’un site au suivant.
En fin d’après-midi, on garde un rythme simple : Chinatown local ou un marché du soir. Pas besoin de tout goûter, on choisit une adresse, un plat — un khao soi, par exemple — et on s’aligne sur la lumière, la chaleur qui retombe et le tempo de la ville.
Le lendemain matin, Doi Suthep se découvre tôt. Ce n’est pas une question de “faire plus”, mais de voir mieux. À cette heure, la montée est calme, les perspectives sur la plaine sont encore dégagées, et la progression autour du stupa doré garde du sens. Redescendre avant midi permet d’avoir encore de l’énergie pour la suite de la journée.
Ces deux jours servent aussi de base logistique : louer le véhicule si besoin, télécharger les cartes hors ligne, repérer les horaires des visites guidées. Le Nord supporte bien l’improvisation, mais ce sont ces petites marges — emplacement de l’hébergement, trajets réalistes, repérage des routes — qui font la différence sur dix jours.
Jour 4 : Chiang Mai → Pai, comprendre la 1095 sans la subir
La route 1095 vers Pai est connue pour ses virages, mais ce qui marque vraiment, c’est la façon dont elle suit les collines plus que la distance elle-même. L’objectif n’est pas d’arriver vite, mais d’arriver en forme. Deux pauses suffisent pour rythmer le trajet : un arrêt café avec vue pour se détendre, puis une courte marche vers une cascade ou un belvédère, selon la saison et l’eau disponible.
Pai se découvre en ralentissant. Le centre est petit mais vivant, avec des cafés, des stands de rue, des rizières accessibles en quelques minutes. Certaines sources chaudes permettent même de prolonger la journée sans effort. Le canyon de Pai prend tout son intérêt au coucher du soleil, quand la lumière souligne les crêtes et les failles. Pas besoin d’ajouter d’étapes ; le lieu fonctionne très bien si on lui laisse le bon moment.
Jour 5 : Pai → Mae Hong Son, grottes et vallées agricoles
La section entre Pai, Soppong et Mae Hong Son se construit naturellement autour de Tham Lod. Cette grotte traversée par une rivière se visite en radeau de bambou puis à pied. Ses volumes, sa fraîcheur et la lumière filtrée en font une étape agréable, même si la météo est changeante.
Après la grotte, la route se poursuit dans un paysage de vallées agricoles et de petits villages. Mae Hong Son apparaît au creux d’une cuvette. Pour comprendre la ville, le meilleur point de vue reste le temple de Wat Phra That Doi Kong Mu, perché au-dessus. On y voit la plaine, les collines, et la manière dont la ville s’est installée dans cet espace.
Le soir, l’étang central et le marché qui l’entoure suffisent à poser l’ambiance. Pas besoin de chercher plus : Mae Hong Son ne fonctionne pas comme une station animée, mais comme une petite ville tranquille qui se découvre en marchant doucement.
Jour 6 : Autour de Mae Hong Son, pont de bambou et tempo lent
Rester autour de Mae Hong Son permet d’éviter que cette journée ne devienne un simple trajet de plus. Le pont de bambou de Su Tong Pae fonctionne bien, quelle que soit la saison. Ce n’est pas un site spectaculaire, mais un endroit calme, propice à une marche lente au-dessus des rizières.
Selon la période, on peut ajouter une cascade proche pour une pause d’une heure, ou visiter une pagode en périphérie, souvent peu fréquentée. Pour ceux qui souhaitent un décor plus composé, Ban Rak Thai peut s’envisager, mais seulement si l’on dispose d’un créneau réel. Sinon, le détour compresse la journée et retire ce qui fait son intérêt. Mieux vaut le garder pour un itinéraire plus long, de 11 ou 12 jours.
L’idée de ce sixième jour reste simple : approfondir l’ambiance de la province, plutôt que d’ajouter une destination de plus.
Jour 3 : Doi Inthanon, le Nord vertical en une journée
Consacrer une journée à Doi Inthanon permet de comprendre le visage naturel du Nord. On y trouve les pagodes jumelles, souvent au-dessus d’une mer de nuages quand l’air est sec, des points de vue comme Kew Mae Pan si le sentier est ouvert, et plusieurs cascades emblématiques comme Wachirathan ou Mae Ya. L’idée n’est pas de toutes les cocher, mais de construire une journée lisible : panorama le matin, grande cascade en milieu de journée, arrêt dans un petit marché de bord de route, puis retour avant la fin d’après-midi.
La météo donne souvent le ton. Si le ciel se couvre, la journée reste valable : on bascule simplement vers autre chose — la forêt, l’eau, les détails minuscules comme les mousses, l’humidité de l’air ou les changements de température selon l’altitude. Doi Inthanon ne se “rate” pas ; il se lit différemment selon le temps.
Le soir, on revient dormir à Chiang Mai. Cela laisse le temps de se reposer et de préparer tranquillement la route de montagne du lendemain.
Jour 7 : Mae Hong Son → Chiang Rai, changer d’univers sans casser la journée
Relier Chiang Rai depuis Mae Hong Son suppose de partir tôt et de prévoir une vraie pause en route — café, déjeuner, courte marche pour couper la route. Le but n’est pas d’arriver à une heure précise, mais d’arriver assez tôt pour entrer tranquillement dans l’ambiance plus urbaine de Chiang Rai.
Selon le jour, on peut rejoindre le Night Bazaar ou la Walking Street du week-end. C’est aussi l’occasion d’un premier contact culinaire différent de Chiang Mai : influences frontalières, marchés plus compacts, plats moins diffusés dans le reste du pays.
Ce trajet marque un changement de décor : on quitte les reliefs de la province, les viharns en bois et les villages de montagne, pour retrouver la plaine, des temples plus récents et une ville organisée différemment. Choisir un hébergement à distance de marche des marchés du soir rend la suite plus simple et plus agréable.
Jour 8 : Chiang Rai, temples contemporains et jardins sans se disperser
À Chiang Rai, les trois lieux emblématiques ne racontent pas la même chose et ne se visitent pas de la même manière.
Le Temple Blanc (Wat Rong Khun) est avant tout une œuvre d’artiste. Tout repose sur la mise en scène, les symboles et les détails graphiques. Il se lit beaucoup mieux tôt le matin ou en fin de journée, quand l’affluence baisse et que l’on peut observer sans bousculade.
Le Temple Bleu (Wat Rong Suea Ten) tient par sa couleur, ses reflets, et l’harmonie entre l’intérieur et l’extérieur. Il se visite facilement en milieu de journée, même avec du passage : l’expérience reste lisible.
La Maison Noire (Baan Dam) fonctionne différemment. C’est un ensemble de pavillons sombres, de sculptures et de collections parfois déroutantes. Ce n’est pas un lieu qui “plaît” à tout le monde, mais il devient intéressant si l’on accepte d’y rester un peu.
Pour ceux qui veulent ajouter une dimension paysagère, Mae Fah Luang / Doi Tung ou certaines plantations de thé (comme Choui Fong) sont de bonnes options. L’essentiel est de ne choisir qu’une seule extension et de la vivre vraiment, plutôt que de multiplier les kilomètres.
Jour 9 : Phu Chi Fa (si la saison le permet), sinon villages et thé
Si vous voyagez entre novembre et février, la montée à Phu Chi Fa avant l’aube peut valoir le réveil. À cette période, les montagnes en strates, la mer de nuages et le soleil qui découpe l’horizon offrent un paysage que l’on ne retrouve pas ailleurs dans le pays. En dehors de cette saison, il est plus cohérent de rester sur un programme mêlant plaine et collines : villages, plantations de thé, rivières et points de vue plus accessibles.
À ce moment du voyage, garder une journée souple est utile. Elle peut absorber un changement météo, permettre de rester plus longtemps dans un endroit qui a marqué, ou simplement offrir une respiration. Le Nord se découvre bien quand on accepte de prolonger là où ça en vaut la peine.
Jour 10 : retour via Chiang Mai, clore proprement
Le retour vers Chiang Mai sert à boucler sans tension. Une pause café dans un village en chemin, un dernier temple ou un marché selon l’horaire, et l’on rend le véhicule avec l’impression d’un itinéraire cohérent plutôt qu’une liste. Les transferts finaux gagnent à être positionnés en matinée : circulation plus fluide, marge en cas d’imprévu, et la possibilité d’un dernier dîner sans précipitation.
Où loger (logique par usage, pas par paillettes)
À Chiang Mai, rester dans ou au bord de la vieille ville permet d’enchaîner temples, cafés et marchés à pied ; Nimman convient si vous voulez une ambiance plus contemporaine et travailler un peu pendant le séjour.
À Pai, être près du centre tout en s’éloignant légèrement de l’axe principal préserve le sommeil.
À Mae Hong Son, viser l’étang central ou une adresse en hauteur pour un accès simple au Doi Kong Mu.
À Chiang Rai, se placer à portée du Night Bazaar économise des trajets le soir. Le critère commun : parking simple, départs matinaux sans embouteillage, et services accessibles à pied.
Se déplacer : voiture vs scooter, et ce que la saison change
La voiture offre une vraie marge en saison humide et sur les longues sections (adhérence, frein moteur, abri, bagages).
Le scooter peut convenir à ceux qui ont l’habitude des épingles et une assurance vérifiée ; la fatigue est réelle après des centaines de virages, il faut l’anticiper.
Quelle que soit l’option, on planifie des arrivées avant la nuit sur les étapes montagneuses, on vérifie pneus – freins – feux, et l’on garde des cartes hors ligne actives.
En nov.–févr., matins frais et ciels dégagés favorisent les panoramas ; en mars–avril, on privilégie grottes, ponts et marchés si la brume écrase les lointains ; de mai à octobre, verdure et cascades imposent de préférer les matinées et d’accepter une averse en fin de journée.
Budget réaliste (hors vols, repères utiles)
Un voyageur routard tient entre 30 et 50 € / jour (chambre propre, repas locaux, transports publics/essence).
En confort, comptez 70 à 110 € / jour (hôtel 3*, quelques activités payantes, transferts plus souples).
En famille (2+2), la fourchette 100–170 € / jour dépend surtout de l’espace demandé et des trajets privés.
Les activités du Nord coûtent peu ; la dépense se situe surtout dans la location et l’hébergement.
FAQ (utile et courte)
Peut-on inverser l’ordre Pai / Chiang Rai ?
Oui, mais l’intérêt de finir par Chiang Rai réside dans la variété : temples contemporains après la montagne.
Phu Chi Fa vaut-il le détour si je viens en juillet ?
Moins pour l’horizon ; mieux vaut plantations de thé, rivières et cascades, plus fiables par temps variable.
Train de nuit Bangkok ↔ Chiang Mai ou vol ?
Le train a du charme ; le vol garde une journée pleine. À arbitrer selon votre tolérance au sommeil en mouvement.
Scooter à deux avec bagages ?
Possible, mais fatiguant et peu recommandé sans vraie expérience de virages + assurance solide.
Combien de temps à Chiang Mai ?
Deux jours pleins plus Doi Inthanon donnent une base solide avant la route.
Vous préférez voyager avec un plan clair plutôt qu’une liste de lieux ?
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